Aller au contenu principal


Prévisions 24 h
💧 Eau potable
Vérification…
🌬️ Qualité de l'air
Chargement…

        Quand tout vient d’ailleurs : la grande fabrique française des excuses énergétiques



        En France, lorsqu’une facture augmente, le scénario semble parfois déjà écrit , cherchez à l’Est, regardez vers le Moyen-Orient et si nécessaire, consultez la météo géopolitique. 


        Ukraine, Russie, Iran, détroit d’Ormuz , les responsables extérieurs ne manquent pas. , lorsqu’une facture augmente, le scénario semble parfois déjà écrit , cherchez à l’Est, regardez vers le Moyen-Orient et si nécessaire, consultez la météo géopolitique. 

        Ukraine, Russie, Iran, détroit d’Ormuz , les responsables extérieurs ne manquent pas. 

        Le président Emmanuel Macron lui-même attribue aujourd’hui une partie des difficultés énergétiques aux guerres en Ukraine et au Moyen-Orient, ainsi qu’aux perturbations des marchés de l’énergie. 

        Mais derrière cette explication internationale, une question beaucoup moins confortable demeure , qu’avons-nous anticipé en France ? 

        Car la crise énergétique n’est pas née hier matin, avec une facture de gaz glissée sous la porte. 

        Dès 2017, le gouvernement français avait décidé d’engager la sortie progressive de la recherche et de l’exploitation des hydrocarbures sur le territoire national, avec l’objectif de mettre fin à leur production en 2040. 

        Le choix était assumé , climat, Accord de Paris, réduction des énergies fossiles. 

        Très bien. Mais une politique énergétique sérieuse ne consiste pas seulement à annoncer la fin d’une ressource , elle consiste aussi à expliquer avec quoi on la remplace, à quelle vitesse, à quel coût et avec quelles réserves en cas de crise. 

        C’est ici que commence le débat intéressant. 

        La France ne pouvait évidemment pas prévoir chaque guerre, chaque sanction ou chaque fermeture de route maritime. 

        Mais elle pouvait prévoir que dépendre fortement des importations d’énergie exposait le pays aux soubresauts du monde. 

        Et le monde, comme chacun sait, n’a jamais signé de contrat garantissant une livraison ponctuelle de gaz avec option « stabilité géopolitique ». 

        En 2026, le gouvernement rappelle d’ailleurs que la production pétrolière française représente environ 1 % de la consommation nationale , les hydrocarbures français ne constitueraient donc pas une baguette magique capable de régler à eux seuls la crise énergétique. 

        Voilà pourquoi le débat mérite mieux qu’un simple jeu de ping-pong politique. 

        La Russie n’est pas la France. 

        L’Ukraine n’est pas la France. 

        L’Iran n’est pas la France. 

        Mais les décisions françaises, elles, appartiennent bien à la France. 

        Les sanctions européennes contre la Russie, la réduction de certaines dépendances énergétiques et les bouleversements du marché ont eu des conséquences réelles , dans le même temps, les choix français en matière de nucléaire, d’hydrocarbures, de renouvelables, de stockage et d’infrastructures relèvent de décisions nationales et européennes. 

        Les confondre revient à transformer la géopolitique en gigantesque machine à laver politique , on met les décisions dedans, on ajoute deux guerres, trois crises et quelques déclarations présidentielles, puis on ressort avec du linge parfaitement propre. 

        La véritable question n’est donc pas : « Qui peut-on accuser ?

         » mais , « Qu’avions-nous prévu lorsque le monde deviendrait moins prévisible ? »

         Une nation souveraine ne maîtrise pas les guerres des autres, mais elle peut chercher à réduire sa vulnérabilité. 

        Elle ne contrôle pas le prix mondial du pétrole, mais elle peut travailler sur sa consommation. 

        Elle ne décide pas seule de l’avenir du gaz russe, mais elle peut diversifier ses sources. 

        Et surtout, elle peut rendre des comptes sur ses propres choix. 

        C’est peut-être là que commence une politique énergétique adulte , moins de communication, moins de recherche permanente du coupable idéal, davantage de mémoire, de chiffres et d’anticipation.

         Car gouverner, ce n’est pas seulement expliquer pourquoi la tempête est arrivée. 

        C’est aussi vérifier, avant la tempête, si le toit est encore fixé.

        Chargement…
        Voir sur YouTube

        Commentaires récents sur Youtube

        💬 Enregistrer un commentaire

        0 Commentaires

        ♥
        Soutenir le projet
        Votre soutien contribue directement à faire vivre et évoluer Karibs Hebdo ,France Tourisme Info et leurs sous domaines. Il me permet de poursuivre ma formation en intelligence artificielle afin de développer moi-même les scripts et les outils des sites, en toute indépendance. Il participe également à renforcer la sécurité, l'optimisation des performances et le référencement (SEO), tout en améliorant continuellement le Portail Communautaire.
        ♥ Faire un don Soutenir le projet. →
        Chargement...