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1 Commentaires
L’opération policière a permis de reprendre certaines zones de Kenscoff.
RépondreSupprimerC’est un fait qui mérite d’être souligné.
Mais une question beaucoup plus importante commence maintenant , *qui restera sur place demain ? *
Parce qu’un territoire ne se sécurise pas uniquement le jour où les forces de l’ordre arrivent.
Il se sécurise aussi le lendemain, la semaine suivante, le mois suivant.
Une présence sécuritaire permanente, c’est empêcher que les zones reprises redeviennent progressivement des territoires abandonnés.
Sinon, le scénario risque d’être toujours le même ,opération, communiqué, applaudissements, puis retour des problèmes.
À force, même les murs finissent par connaître le refrain.
Mais la sécurité seule ne suffira pas.
Kenscoff doit aussi reconstruire.
Les écoles doivent fonctionner, les routes être praticables, les familles pouvoir travailler, les agriculteurs rejoindre leurs terres, les commerces rouvrir et les services publics retrouver leur place.
Car si l’État revient uniquement avec des armes, mais sans école, sans administration, sans infrastructures et sans perspectives économiques, il risque de gagner un territoire sans réellement gagner la paix.
Sécurité et reconstruction doivent donc avancer ensemble.
La police doit sécuriser.
L’État doit administrer.
Les services publics doivent revenir.
La population doit pouvoir reprendre sa vie.
Et surtout, il faut éviter cette vieille tentation de confondre une opération réussie avec un problème définitivement réglé.
À Kenscoff, la véritable victoire ne sera pas le jour où l’on annoncera que des zones ont été reprises.
Elle commencera lorsque les habitants n’auront plus besoin de demander qui contrôle leur quartier.
Parce qu’une présence sécuritaire durable protège le territoire, mais une reconstruction durable ,redonne un avenir à ceux qui y vivent.
Kenscoff ne demande pas seulement qu’on chasse la peur.
Il faut aussi donner aux habitants des raisons de croire que demain sera différent d’hier. hand-pink-waving
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