Aller au contenu principal


Prévisions 24 h
💧 Eau potable
Vérification…
🌬️ Qualité de l'air
Chargement…


        Guadeloupe - AFFAIRE DU YACHT CLUB , QUE FAUT-IL ÉCLAIRCIR ?



        À Pointe-à-Pitre, l’affaire du Yacht Club est devenue bien plus qu’un conflit entre un restaurateur et une administration portuaire. 

        Depuis plusieurs semaines, Samuel Damo, gérant du Yacht Club, expose publiquement son différend avec le Grand Port Maritime de la Guadeloupe. 

        Et au milieu de ce dossier apparaît un nom politiquement connu : Marie-Luce Penchard, présidente du conseil de surveillance du GPMG et deuxième vice-présidente de la Région Guadeloupe.

         Mais attention , les éléments disponibles ne permettent pas d’affirmer qu’il existe une « affaire Penchard » au sens judiciaire du terme. 

        Ce qui existe, en revanche, est un contentieux réel entre une entreprise et le GPMG, établissement propriétaire des lieux.

         Le Yacht Club est installé sur le domaine portuaire depuis 2011. 

        Selon les sources consultées, son implantation initiale résulte d’un appel à candidatures et l’établissement a depuis développé son activité sur les quais de Pointe-à-Pitre. 

        Le problème central est juridique , l’autorisation d’occupation temporaire, ou AOT, est arrivée à échéance en 2024. 

        Le GPMG affirme avoir engagé dès 2018 une démarche amiable afin de mettre l’entreprise en conformité avec les obligations liées à l’occupation du domaine portuaire. 

        Faute d’accord, le différend est devenu contentieux.

         Samuel Damo, de son côté, conteste la lecture du dossier et affirme notamment continuer à payer ce qu’il considère comme les sommes dues au titre de l’occupation. 

        Cette question est précisément l’une de celles qui doivent être tranchées par les documents contractuels et le cas échéant, par la justice , pas par le bruit des réseaux sociaux. 

        Une précision juridique importante mérite d’ailleurs d’être posée , payer une redevance ne transforme pas automatiquement une occupation du domaine public en bail privé donnant un droit permanent au maintien dans les lieux. 

        L’analyse juridique publiée à propos du dossier rappelle cette distinction fondamentale. 

        Autrement dit , le dossier n’est pas « Samuel Damo paie donc il a forcément le droit de rester », pas plus qu’il n’est « l’AOT est arrivée à son terme donc tout le reste disparaît ». 

        Entre les deux se trouvent les contrats, les avenants, les redevances réellement appelées et payées, les obligations de chacune des parties, les éventuelles procédures judiciaires et les décisions du juge. 

        C’est là que commence le travail sérieux. 

        Et c’est précisément là que le débat public guadeloupéen gagnerait à quitter le terrain des affirmations pour entrer dans celui des pièces.

         Car Samuel Damo formule publiquement de nombreuses accusations et interrogations , gestion du foncier portuaire, appels d’offres, contrats, dettes, travaux, électricité, relations institutionnelles, traitement des entreprises locales et fonctionnement du port. 

        Certaines sont documentées par son témoignage , elles ne constituent pas, à elles seules, des preuves judiciaires. 

        La prudence est donc indispensable. 

        Le GPMG, pour sa part, affirme avoir recherché une solution amiable pendant plusieurs années et indique que l’activité du Yacht Club peut se poursuivre jusqu’au terme définitif de la procédure judiciaire. 

        Voilà un fait particulièrement intéressant , si le conflit était aussi simple qu’un occupant illégal contre un propriétaire public impatient de récupérer son terrain, pourquoi huit années de démarches amiables auraient-elles été nécessaires ? 

        Et inversement, si l’entreprise estime avoir respecté ses engagements, pourquoi le dossier a-t-il finalement atterri devant la justice ? 

        C’est exactement le genre de question qui mérite des documents plutôt que des slogans. 

        Et Marie-Luce Penchard dans tout cela ? 

        Son rôle doit être décrit précisément. 

        Elle préside le conseil de surveillance du GPMG , elle n’est pas, à elle seule, l’administration portuaire et ne peut être présentée comme personnellement responsable de chaque décision opérationnelle du port. 

        Le GPMG dispose d’une gouvernance propre, avec un conseil de surveillance et un directoire. 

        En septembre 2026, Penchard a participé à la réunion avec Samuel Damo et sa délégation, au cours de laquelle le GPMG a réaffirmé sa position tout en indiquant rester ouvert à la discussion selon l’issue judiciaire. 

        Le face-à-face existe donc bien politiquement et institutionnellement , mais passer de « Marie-Luce Penchard est présidente du conseil de surveillance du GPMG » à « Marie-Luce Penchard est responsable personnellement de l’affaire du Yacht Club » serait un raccourci que les faits disponibles ne permettent pas de justifier. 

        Et c’est ici que le débat devient beaucoup plus vaste.

         Pourquoi parle-t-on autant de la réforme des retraites et si peu de la mécanique quotidienne de la dépense publique, des doublons administratifs, de la performance des organismes publics, de leurs coûts et de leurs résultats ? 

        La question peut être posée. 

        Mais elle doit l’être avec des chiffres. 

        La réforme de la haute fonction publique territoriale est effectivement entrée en vigueur en 2026 avec plusieurs décrets concernant notamment les administrateurs territoriaux, les emplois administratifs supérieurs et leur régime indemnitaire.

         Cela ne constitue toutefois pas la preuve d’une réforme globale permettrait de supprimer des « doublons » en Guadeloupe. 

        Pour démontrer cette affirmation, il faudrait identifier les organismes concernés, leurs missions, leurs effectifs, leurs budgets, leurs doublons éventuels et le coût réel de ces chevauchements. 

        Sinon, on transforme une hypothèse politique en vérité comptable. 

        Même problème avec l’octroi de mer. 

        Ce dispositif existe bel et bien et son régime a encore été modifié par la loi du 19 février 2026 , en Guadeloupe, les taux sont fixés par délibération du conseil régional dans le cadre prévu par la loi. 

        Là encore, le débat mérite mieux que « l’octroi de mer est une niche fiscale » lancé comme une formule magique. 

        Il faut distinguer fiscalité, protection de la production locale, recettes des collectivités, coût pour les consommateurs et éventuelles exonérations. 

        La vraie question devient alors presque embarrassante de simplicité , combien coûte quoi, qui décide, qui paie et quel résultat obtient-on ? 

        Voilà une question que l’intelligence artificielle peut aider à éclaircir , non pas parce qu’elle serait miraculeusement neutre, mais parce qu’elle peut mettre côte à côte des budgets, des délibérations, des contrats, des rapports et des données publiques. 

        Elle ne devrait cependant jamais remplacer les pièces originales ni le contradictoire. 

        L’IA ne doit pas devenir un nouveau perroquet numérique répétant la première accusation venue.

         Elle doit faire exactement l’inverse , demander « où est le document ? ». 

        Dans l’affaire du Yacht Club, cette méthode permet déjà de distinguer plusieurs niveaux , ce qui est établi ,l’entreprise existe, Samuel Damo en est le gérant depuis 2024, l’activité est installée sur le domaine portuaire, l’AOT est arrivée à échéance en 2024 et un contentieux oppose les parties , ce qui est déclaré par Samuel Damo , notamment ses contestations concernant la gestion du dossier et différentes pratiques institutionnelles , ce que soutient le GPMG , une démarche de mise en conformité engagée depuis 2018 et l’existence d’un contentieux après l’échec des discussions , ce qui reste à vérifier , le détail des redevances, des éventuelles dettes, des obligations contractuelles, des appels d’offres, des travaux, des branchements électriques, des éventuels protocoles et de leur respect. 

        C’est ici que le dossier devient réellement intéressant pour les Guadeloupéens. 

        Parce qu’au fond, la question n’est pas seulement de savoir si Samuel Damo conservera son restaurant.

         La question est de savoir si les règles appliquées au domaine public sont lisibles, prévisibles et identiques pour tous. 

        Si une entreprise doit payer une redevance, qu’elle sache exactement pourquoi, combien et jusqu’à quand. 

        Si elle doit quitter les lieux, que la procédure soit claire. 

        Si elle peut rester, que les conditions soient écrites.

         Si un appel d’offres est nécessaire, qu’il soit identifiable. 

        Si une dette existe, qu’elle soit chiffrée. 

        Si elle est contestée, que les deux versions soient publiées. 

        Et si l’argent public est engagé, que les citoyens puissent suivre la facture. 

        Le carnet d’adresses, la notoriété ne devrait jamais remplacer le registre des actes. 

        En 2026, les citoyens disposent d’outils capables de comparer les délibérations, les budgets, les marchés publics et les données économiques en quelques minutes. 

        Le temps où une formule politique pouvait tenir lieu de bilan s’effrite doucement. 

        La transparence, elle, n’a pas besoin de grand discours , elle demande des colonnes, des dates, des montants et des signatures. 

        Quant à savoir si « l’affaire du Yacht Club » deviendra une « affaire Marie-Luce Penchard », les éléments actuellement accessibles ne permettent pas de l’affirmer. 

        Pour qu’une telle qualification soit sérieusement envisagée, il faudrait établir une implication personnelle documentée de la présidente du conseil de surveillance dans des décisions contestées et non simplement constater sa fonction institutionnelle. 

        Pour l’heure, le dossier documenté est celui d’un entrepreneur opposé au GPMG dans un contentieux portant notamment sur l’occupation du domaine portuaire. 

        Et finalement, voilà peut-être la seule morale que le vieux quai de Pointe-à-Pitre puisse offrir à notre époque numérique , dans une démocratie moderne, celui qui accuse doit pouvoir montrer ses pièces , celui qui administre doit pouvoir montrer ses chiffres , celui qui décide doit pouvoir expliquer ses décisions. 

        Le reste, les réputations, les réseaux, les grands noms et les petits arrangements supposés  appartient au brouillard. 

        Or le brouillard, c’est joli sur la mer. 

        Beaucoup moins dans les comptes publics.

        Sources principales vérifiées : Youtube pour les videos ,RCI pour le contentieux AOT et les positions des parties, GPMG relayé par plusieurs médias pour la réunion du 4 septembre, registres d’entreprise pour la situation juridique du Yacht Club, Région Guadeloupe pour les fonctions actuelles de Marie-Luce Penchard, et Légifrance pour le régime de l’octroi de mer.



        Chargement…
        Voir sur YouTube

        Commentaires récents sur Youtube

        💬 Enregistrer un commentaire

        0 Commentaires

        ♥
        Soutenir le projet
        Votre soutien contribue directement à faire vivre et évoluer Karibs Hebdo ,France Tourisme Info et leurs sous domaines. Il me permet de poursuivre ma formation en intelligence artificielle afin de développer moi-même les scripts et les outils des sites, en toute indépendance. Il participe également à renforcer la sécurité, l'optimisation des performances et le référencement (SEO), tout en améliorant continuellement le Portail Communautaire.
        ♥ Faire un don Soutenir le projet. →
        Chargement...